Shariiing et les métavers

Fév 16, 2022

Métavers ? A moins d’avoir hiberné au cours des quatre derniers mois, vous n’avez pas pu passer à côté de ce terme.  

Métavers est un des buzzwords de ce début d’année, notamment depuis que Facebook s’est transformé en Meta et que l’entreprise californienne a fait le pari d’orienter le futur de son activité autour de cette thématique. 

Pour autant, la définition peut être encore floue pour certains. Alors prenons le temps d’expliquer de quoi il en retourne, ce que cela va changer dans nos vies (potentiellement) et comment Shariiing prend part dans ce nouveau monde (virtuel). 

Qu’est-ce que le métavers ? 

Posons les bases. Pour les puristes, un métavers est un univers virtuel 3D persistant, c’est-à-dire qui continue d’exister même lorsque vous le quitter. Les utilisateurs y communiquent sous forme d’avatars, il est possible d’y réaliser des transactions et le tout repose sur le Web3, qui préfigure le futur de l’Internet, un Internet décentralisé à base de blockchain. 

Alors disons-le tout de suite, même si Meta (ex-Facebook) est à l’origine du buzz version 2021 autour du métavers, cela n’a rien de nouveau et c’est encore moins une invention de Mark Zuckerberg. 

Le domaine de la Science-Fiction regorge d’allusions aux métavers. Certains font remonter son origine au milieu des années 60 avec le roman Simulacron 3, d’autres citent le Samouraï virtuel écrit en 1992 par Neal Stephenson, qui utilise le terme pour la première fois. Plus proche de nous, le film Ready Player One de Steven Spielberg, tiré du roman d’Ernest Cline (2011), montre à l’écran une vision sophistiquée du métavers.  

Plus concrètement, des expériences passées ont tenté de créer des mondes virtuels complexes. On pourra citer Second Life, créé au début des années 2000, un des exemples les plus populaires qui se rapprochent du concept de métavers. Citons également Le Deuxième Monde, un monde virtuel conçu par Canal+ Multimédia (Cocorico !) en 1997, même si ce précurseur de Second Life n’a pas connu le même succès que son homologue américain. 

20 ans plus tard… 

Si Second Life existe encore, les plateformes qui connaissent un certain succès aujourd’hui et qui répondent le mieux à la définition de métavers s’appellent The Sandbox ou encore Decentraland. Elles font régulièrement parler d’elles depuis l’engouement pour les NFT, avec de nombreux exemples de terrains virtuels ou d’objets numériques achetés parfois des millions d’euros au sein de ces univers virtuels. Si cet engouement fulgurant s’apparente à une bulle spéculative, les études nous poussent tout de même à croire que l’avenir des métavers sera fleurissant. Gartner a récemment publié un rapport indiquant qu’en 2026, 25% de la population passera au moins 1h par jour dans le métavers. Si on compare avec le temps moyen passé sur Internet aujourd’hui, cela ne paraît pas improbable. Car la clé est bien là, il faut considérer les métavers comme le futur de l’Internet actuel. On y consommera, on y jouera, on y travaillera. Et cela, Meta l’a bien compris et voit cette opportunité comme un merveilleux réservoir de données personnelles. 

Un petit truc en plus 

À la différence des plateformes citées précédemment, Meta envisage son métavers à travers le prisme de la XR. Propriétaire de la marque Oculus et fabricant des casques Quest, la société américaine a tous les atouts en main pour nous immerger dans son métavers, façon Ready Player One. 

Et elle n’est pas la seule. Plus discret, son homologue chinois ByteDance, qui possède Tik Tok, a racheté en 2021 son compatriote et fabricant de casque VR Pico Interactive. Bien qu’il n’ait pas encore dévoilé de stratégie allant réellement dans le sens de Meta, les chiffres avancés par Morgan Stanley pour le métavers chinois, un potentiel de 8000 milliards de dollars (en petites coupures), pourrait lui donner envie d’accélérer dans cette direction. Et si l’application Paiduidao, l’île de la fête in French, récemment lancée par le réseau social n’est pas à proprement parler un métavers, ce nouveau monde virtuel 3D pourrait en être une des briques. 

Et Shariiing dans tout ça ? 

Je vous arrête ! Et vous serez surement déçu de l’apprendre, mais nous n’avons pas prévu d’affronter Meta, ByteDance and Cie sur le terrain du métavers. 

La promesse de Shariiing est tout autre. Elle consiste à regrouper des personnes dans un même espace, en vrai ou IRL comme disent les Américains, pour favoriser les échanges en leur permettant de partager et d’interagir avec tous types de contenus numériques sur des dispositifs d’affichage interactifs notamment. 

Développé par Immersion, pionnier de la XR, Shariiing a été conçu dès le départ pour intégrer la 3D, ainsi que les dispositifs de réalité virtuelle, augmentée et mixte. Alors évidemment, quand les GAFAM et BATX s’intéressent à la XR et au métavers, cela nous parle, vous vous en doutez. 

Concrètement, il est déjà possible, par exemple, de connecter grâce à Shariiing un casque de réalité virtuelle à un écran interactif. Cela sert à visualiser le point de vue de la personne immergée et à lui ajouter depuis l’écran des indications dans son casque pour la guider et faciliter la communication et ce, quelle que soit l’application. Autre exemple, un utilisateur connecté à distance avec une tablette ou un smartphone (et prochainement des lunettes de réalité augmentée et mixte) peut communiquer en réalité augmentée avec un écran Shariiing pour de l’assistance à distance. Dans ce type de scénario, l’expert peut ajouter depuis son écran des informations qui se superposeront dans le champ de vision de l’opérateur, pour lui indiquer la marche à suivre. 

Bref, vous l’aurez compris, Shariiing est d’ores et déjà « VR Ready » ou « XR Ready » et je dirais même plus, « Metaverse Ready ». 

Connecter le réel et le virtuel 

Je reprends. Shariiing mise donc sur les interactions en présentiel, partant notamment du principe que 80% des idées innovantes naissent au cœur des relations interpersonnelles, au sein d’un même espace physique 1

Mais un espace de travail Shariiing est tout sauf une bulle à l’intérieur de laquelle des équipes travailleraient en vase clos. Bien au contraire, les écrans Shariiing sont comme un passage entre le présentiel et le distanciel, entre le réel et le virtuel. Imaginez un espace de collaboration immersif, comme Meta le propose avec Horizon Workrooms, connecté via Shariiing à votre salle de réunion, permettant ainsi la communication entre des avatars 3D et des personnes réelles. 

Avec l’avènement des métavers, Shariiing permettra donc non seulement de connecter nos espaces de travail physiques et les mondes virtuels, mais proposera également des expériences riches pour partager des informations de manières inédites et surprenantes entre ces deux univers, réduisant encore la frontière entre le réel et le virtuel.

S’il est encore trop tôt pour tout vous dévoiler, sachez que notre équipe R&D travaille dès à présent à inventer le futur pour répondre aux nouveaux modes de travail. L’avenir nous promet d’être passionnant. Et je ne sais pas vous, mais nous, nous avons hâte d’y être. 

Shariiing VR est disponible en abonnement sur le site Internet du ‘Corner Shop’ by Immersion.

Matthieu Lépine
Brand Ambassador

1 Thomas J. Allen, in his book « Managing the Flow of Technology »

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